La mairesse de Montréal s’est dite déçue, mercredi matin, du refus du gouvernement du Québec de prévoir une exemption au couvre-feu pour les itinérants.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Valérie Plante avait formulé sa demande dans la foulée du décès de Raphaël André, un Innu, dans une toilette portable du centre-ville de Montréal. Son corps a été retrouvé gelé dimanche.

L’homme s’était buté à un refuge fermé et craignait d’être interpellé par la police parce qu’il se trouvait à l’extérieur après 20 h.

Mardi après-midi, le premier ministre François Legault a opposé une fin de non-recevoir à la demande de Mme Plante. En conférence de presse, il a fait valoir qu’une telle exemption deviendrait rapidement ingérable pour les autorités.

« Les policiers font du bon travail auprès des itinérants, laissons-les continuer à travailler », a dit le premier ministre.

Mercredi matin, la mairesse de Montréal a déploré cette réponse.

« La réponse a été "non" et je m’en désole. Je pense que le message qu’on doit envoyer à tout le monde, c’est de ne pas augmenter le sentiment d’insécurité chez les plus fragiles », a-t-elle dit en prenant la parole devant le comité exécutif. « Nous allons continuer à pousser sur cette exemption et nous allons continuer à demander au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) de faire preuve de beaucoup de discernement avec une approche très humaine. »