« Il y a un urgent besoin de cohérence si on veut garder la confiance du monde », réagit Sonia Éthier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec à l’annonce du gouvernement rappelant au travail les éducatrices et les enseignantes de 60 à 69 ans.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

En conférence de presse, la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, a annoncé en début d’après-midi un changement de cap. « La santé publique a établi le facteur de risque à 70 ans, et non à 60 ans. […] En bas de 70 ans, les gens peuvent retourner travailler, sans risque important pour la santé, à condition de respecter les consignes de la santé publique, notamment les consignes de distanciation, d’hygiène. »

Dans le même souffle, Mme Guilbault a lancé un appel à tous les parents pour qu’ils commencent à expliquer à leurs enfants « la nouvelle façon dont on devra désormais se comporter à la garderie, à l’école ».

Par voie de communiqué, la présidente de la CSQ, qui représente quelque 200 000 membres, dont 125 000 en éducation, a fait connaître son mécontentement.

« Avec la nouvelle consigne, des travailleuses et des travailleurs de 60 à 69 ans de la petite enfance et des écoles devront rentrer au travail lundi prochain, mais ne pourront toujours pas voir leurs petits-enfants ? »

Selon Mme Éthier, « il y a un urgent besoin de cohérence sur le terrain. Cette nouvelle consigne ébranle la confiance des travailleuses et des travailleurs à un moment charnière du déconfinement, où l’on ne peut pas se permettre de faire décrocher du monde ».