(Québec) Les policiers vont se poster sur les principaux axes routiers de huit régions éloignées dès 16 h samedi afin de « contrôler les allées et venues » d’une région à l’autre et refouler tous ceux dont le déplacement n’est pas essentiel.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Les régions visées par l’ordonnance du gouvernement du Québec sont : le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Gaspésie et les îles de la Madeleine, le Nunavik et les terres cries de la Baie-James.

Tous les déplacements pour entrer et sortir de ces régions sont interdits, sauf pour ceux qui font partie des services essentiels et ceux qui doivent se déplacer pour des raisons de santé ou des raisons « humanitaires ».

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a expliqué que ces régions sont considérées comme « plus vulnérables » car « plus isolées », ce qui nécessite de « mieux protéger » la population.

Le premier ministre François Legault avait déjà demandé d’éviter de se déplacer d’une région à une autre. Québec resserre le confinement en demandant à la police de contrôler l’accès aux huit régions éloignées.

Quatre décès de plus au Québec

Quatre Québécois ont succombé à la COVID-19 dans les 24 dernières heures, portant le total à 22 décès jusqu’ici. Le nombre personnes infectées par le coronavirus passe à 2498, une hausse de 477 cas, selon le bilan dévoilé samedi à 13 h. Quelque 164 personnes sont hospitalisées (+23), dont 57 se trouvent aux soins intensifs (+7). Environ 6700 dossiers sont sous investigation, donc en attente d’un résultat ; 43 000 analyses ont donné un résultat négatif jusqu’ici.

C’est la vice-première ministre Geneviève Guibault qui s’est présentée devant les médias pour le point de presse quotidien du gouvernement québécois, en compagnie du directeur national de la santé publique, le DHoracio Arruda, et de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann. Le premier ministre François Legault a pris une pause samedi pour la première fois depuis trois semaines.