(Québec) Dénoncés par la FADOQ et d’autres groupes de défense des aînés, les « frais cabaret » dans les résidences privées doivent être suspendus le temps de la pandémie, a annoncé jeudi le gouvernement du Québec.

Gabriel Béland Gabriel Béland
La Presse

Plusieurs résidences privées du Québec chargeaient jusqu’à 7 $ pour apporter un repas à l’appartement de leurs clients révélait lundi La Presse. Or, ces clients de plus de 70 ans devaient rester confinés à leur chambre selon des directives du gouvernement.

Des aînés moins fortunés devaient donc se résigner à manger leurs repas dans la cafétéria, faute de pouvoir se payer le service à leur porte. Mais jeudi, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a annoncé qu’une directive claire avait été envoyée afin que les résidences privées cessent ces pratiques.

« Lorsque nous avons été mis au fait que certaines résidences chargent des frais cabaret, la ministre Marguerite Blais a immédiatement demandé à mettre fin à cette pratique pour la période de la COVID-19 », explique dans un courriel son attachée, Marjaurie Côté-Boileau.

La directive aux résidences privées pour aînés les invite à « favoriser la livraison et la prise des repas dans les unités locatives, pour tous les résidents si l’organisation de la RPA le permet. Les frais de livraison de cabaret ne sont plus permis durant la crise de la COVID-19. »

Le réseau FADOQ avait dénoncé cette pratique dans une entrevue lundi. « C’est insensé que des résidences pour aînés chargent des frais à l’heure actuelle. Au réseau FADOQ, on demande aux résidences privées pour ainés de faire preuve de flexibilité et de ne pas stresser les aînés », a expliqué lundi Gisèle Tassé-Goodman, présidente du réseau FADOQ.