(Québec) Le gouvernement Legault interdit dorénavant « tout rassemblement intérieur ou extérieur », à quelques exceptions près.

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Selon le décret adopté par le conseil des ministres, cette interdiction ne s’applique pas au rassemblement « réunissant des occupants d’une résidence privée, ou de ce qui en tient lieu, et toute autre personne leur offrant un service ou dont le soutien est requis ». « Les personnes offrant un service ou apportant un soutien doivent maintenir, dans la mesure du possible, une distance minimale de deux mètres avec les occupants », indique-t-on.

Autre exception : un rassemblement n’est pas interdit « s’il est requis dans un milieu de travail qui n’est pas visé par une suspension du gouvernement du Québec, à condition que les employés maintiennent, dans la mesure du possible, une distance minimale de deux mètres entre eux ». L’interdiction ne s’applique pas non plus « dans un lieu public visant à obtenir un service ou un bien et qui n’est pas visé par une suspension du gouvernement du Québec », comme une épicerie. Ni « dans un moyen de transport, à condition que les usagers maintiennent, dans la mesure du possible, une distance minimale de deux mètres entre eux ».

Ces dispositions ont été adoptées par décret, avec le prolongement pour 10 jours de l’état d’urgence sanitaire.

En début de soirée, ni la police de Montréal ni la Sûreté du Québec n’avaient reçu de directives précises quant à l’application de ce décret.

À la Sûreté du Québec, on disait toujours être en mode “sensibilisation” et se tenir prêt à porter assistance aux inspecteurs du ministère de la Santé et des services sociaux au besoin. La situation pourrait évidemment évoluer dimanche.

– Avec Vincent Larouche, La Presse