(Ottawa) Un candidat à la chefferie conservatrice, Derek Sloan, voit en la pandémie mondiale une occasion de prendre conscience de l’importance de la famille, et donc, de se battre pour les valeurs sociales de droite qui selon lui l’animent.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

« C’est dans des périodes d’incertitude comme celle-ci que ceux d’entre nous qui ont une famille peuvent prendre conscience du cadeau qu’est la famille », a écrit dans une lettre le député Derek Sloan.

« Il n’y a rien de plus important dans le conservatisme que la protection de la famille, en particulier de ceux qui l’attaquent en érodant les droits parentaux au nom d’idées sociales malavisées », dénonce l’élu de l’Ontario.

Parmi ces mauvaises idées : le « mépris du droit à la vie des enfants à naître », la « promotion galopante de l’euthanasie pour les personnes âgées et les personnes souffrant de handicaps », la « promotion d’une éducation sexuelle radicale » ainsi que les « menaces d’emprisonnement à l’intention des parents au nom de l’interdiction des « thérapies de conversion »  », énumère-t-il.

Et c’est la raison pour laquelle Derek Sloan brigue la chefferie conservatrice ; pour se poser en rempart contre « la gauche idéologique » animée par un « désir brûlant » de détruire la famille, argue dans sa missive ce membre de L’Église adventiste du septième jour.

« Quand nous parlons de guerre culturelle [« culture war »], c’est cela qui est en jeu. C’est la vie ou la mort. C’est la liberté ou l’esclavage. Et c’est pour cela que je suis prêt à aller au front pour défendre l’intégrité de la famille », peut-on lire dans cette lettre datée de jeudi.