À l’approche du congé de Noël, les cas de COVID-19 dans les écoles de la province sont de plus en plus nombreux et plus d’un millier de classes sont actuellement fermées. Les vacances des Fêtes seront les bienvenues pour le personnel scolaire, mais déjà on appréhende la situation en janvier.

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

« Le virus est véritablement partout, on sent une petite tendance à l’augmentation en milieu scolaire », a déclaré mercredi le directeur national de santé publique, Horacio Arruda. Selon les plus récentes données de Québec, il y a actuellement 4238 cas positifs dans les écoles de la province. De ce nombre, environ une personne infectée sur cinq est un membre du personnel.

À Laval, par exemple, il y avait mercredi 32 éclosions en milieu scolaire, pour un total de 372 cas. « Les cas sont vraiment répartis dans l’ensemble de la population à Laval, et l’âge moyen est de 35 ans. Il s’agit davantage de travailleurs et de gens qui ont de jeunes enfants », a déclaré à La Presse Judith Goudreau, porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval.

Dans ce contexte, le président du Syndicat de l’enseignement de la région de Laval (SERL) s’explique mal que des directions d’écoles aient par exemple exigé récemment que les enseignants se rendent à l’école pour faire des rencontres virtuelles avec des parents d’élèves. « L’INSPQ dit que si on peut faire du télétravail, on doit le faire. On ne comprend absolument pas », dit Guy Bellemare.

La situation dans les écoles semblait « pire en novembre », dit pour sa part le président de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP), David Bowles. « Mais il y a un stress de la part du personnel, c’est certain. Les gens ont hâte aux vacances de Noël, il y a eu beaucoup d’adaptations à faire depuis le début de l’année », explique M. Bowles.

Le sentiment est partagé à Laval. « Déjà en octobre, on ne savait pas comment on se rendrait en décembre tellement c’est difficile de gérer le stress engendré par l’évolution des cas chez les élèves et les enseignants », dit le président du SERL, Guy Bellemare.

Non seulement les enseignants ont hâte à Noël, mais ils redoutent le début de l’année 2021, ajoute Catherine Beauvais-St-Pierre, présidente de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal.

« On a une appréhension pour le mois de janvier, un peu comme on avait au mois d’août avant la rentrée des classes. On sait ce qui s’en vient, mais on lit les nouvelles et les prochaines semaines sont incertaines. Plusieurs commencent à se demander si on va revenir en classe, si on sera en télé-enseignement et si oui, si on aura assez de matériel », illustre Mme Beauvais-St-Pierre.

Après les vacances des Fêtes, l’école doit en principe recommencer le 4 janvier pour les élèves du préscolaire et du primaire. Les élèves du secondaire feront quant à eux l’école à distance jusqu’au 10 janvier.

– Avec Alice Girard-Bossé, La Presse