(Québec) Alors que le magasinage des Fêtes bat son plein, les règles sanitaires devront être resserrées dès ce vendredi dans tous les types de commerces, ceux ayant pignon sur rue, de même que les grandes surfaces et les centres commerciaux.

Fanny Lévesque Fanny Lévesque
La Presse

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé mercredi une série de mesures pour s'assurer que les centres commerciaux et le magasinage ne deviennent pas des lieux d'éclosion. À compter du 4 décembre, les commerçants devront limiter le nombre de clients à l'intérieur de leur commerce et afficher de façon «très visible et très claire» cette limite.

Le nombre de clients permis doit être déterminé selon la formule suivante: le nombre de mètres carrés du commerce divisé par 20. La distanciation sociale doit être possible partout à l'intérieur du magasin ainsi que dans la file d'attente à l'extérieur et le port du masque demeure obligatoire.

«Ça revient à peu près à une personne par 20 mètres carrés. Donc, par exemple, un magasin de 9 000 mètres carrés, il pourrait y avoir 450 personnes», a illustré Mme Guilbault. Pour les commerces dont la superficie est de moins de 20 mètres carrés, la limite est fixée à un client à la fois.

Les inspecteurs de la CNESST augmenteront leur surveillance et les policiers assureront une présence accrue pour s'assurer du respect des règles sanitaires lors du Boxing Day.

La ministre Guilbault admet que la majorité des commerces ont déjà adopté les mesures annoncées mercredi. «Ce qui est nouveau, c'est que c'est nouvellement obligatoire», a-t-elle indiqué lors d'une mêlée de presse. «Il y a un arrêté qui sera signé et qui rendra obligatoire le maximum de la capacité d'accueil. Donc, en ce moment, on recommandait aux commerces [de le faire], mais là, ça va devenir obligatoire».

Si un commerce n'affiche pas clairement la limite permise de clients dans son magasin, il s'expose à des amendes allant de 1000 à 6000 $. Il en va de même pour le respect de la distanciation dans les files d'attente. «Ce sera la responsabilité du commerçant», a précisé Mme Guilbault.

Les autorités pourront aussi signaler à la Santé publique des situations «récurrentes ou très sévères». Celle-ci pourrait ordonner la fermeture d'un commerce.

Les propriétaires de centres commerciaux devront aussi s'assurer que les règles soient respectées dans les aires communes et à l'intérieur du centre commercial. Ils seront soumis au même calcul de «prendre la superficie totale et de diviser par 20» pour connaître la «capacité maximum» de clients qu'ils peuvent accueillir, a indiqué Mme Guilbault.