En réponse aux obstétriciennes qui réclament un dépistage rapide et systématique auprès des femmes enceintes à leur arrivée à l’hôpital pour accoucher, le ministère de la Santé et des Services sociaux a répondu par courriel que ce n’était pas envisagé.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

« Un test négatif ne fait qu’indiquer que la personne n’était pas contagieuse au moment du test, mais cette situation peut se renverser rapidement. Pour ces raisons, notamment, la santé publique prône davantage des mesures universelles de protection pour toute la clientèle, peu importe les résultats des tests. »

Les obstétriciens réclament un dépistage systématique et rapide comme cela se fait dans certains hôpitaux pour que les accouchements soient moins stressants pour la parturiente comme pour le personnel, la femme qui accouche arrivant difficilement à garder son masque jusque pendant les dernières poussées.

Pas question non plus de mettre en place un registre provincial des femmes enceintes comme le réclame l’Association des gynécologues et des obstétriciens du Québec et la Dre Isabelle Boucoiran, obstétricienne au Centre d’infectiologie Mère-Enfant du CHU Sainte-Justine, qui a déjà reçu tout le financement fédéral nécessaire pour réaliser un tel registre.

Les obstétriciens disent qu’en l’absence de données, le Québec ne pourra pas faire un suivi des femmes enceintes qui ont eu la COVID-19 et de leurs bébés.

À cela, le Ministère ferme aussi la porte. Il dit « générer ses propres données et ne pas avoir besoin d’un registre fédéral ».