La situation de la COVID-19 semble sur un plateau dans la grande région métropolitaine, se sont félicitées mercredi les autorités. « On est collectivement sur la bonne voie », a mentionné la Dre Mylène Drouin. Cependant, la santé mentale des jeunes adultes montréalais est préoccupante.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, a eu des mots encourageants à propos de la situation de la COVID-19 dans la métropole. « La situation montréalaise progresse dans la bonne direction. Les efforts que nous faisons depuis plusieurs semaines semblent porter fruit. »

Elle a ajouté en conférence de presse mercredi que « l’importante hausse qu’on avait dans notre courbe épidémique en septembre s’est transformée dans un plateau qui se maintient depuis deux semaines ».

Par contre, la lutte est loin d’être terminée. La santé publique remarque notamment qu’il y a une baisse du nombre de citoyens qui se font tester à la COVID-19 depuis quelques jours. Mme Drouin invite en particulier les citoyens des quartiers les plus touchés par le coronavirus actuellement, soit Parc-Extension, Snowdon, Côte-des-Neiges et Saint-Laurent à se faire tester pour limiter la propagation du virus.

La Santé publique de Montréal a levé un drapeau rouge sur les impacts collatéraux des jeunes adultes de 18 à 29 ans. Dans la métropole, 46 % des gens de cette tranche d’âge rapportent des symptômes compatibles avec l’anxiété généralisée ou la dépression majeure. La Dre Drouin dit que les autorités de santé publique vont se pencher sur cette problématique pour tenter de trouver des solutions.

« Si vous avez des jeunes adultes dans votre entourage, une attention particulière pourrait être portée », a-t-elle suggéré, ajoutant que Montréal n’enregistre tout de même pas une hausse des suicides pour l’instant.

Sonia Bélanger, présidente-directrice générale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, a affirmé qu’il y avait 140 personnes hospitalisées, alors que la capacité maximale à Montréal est de 1000 lits. « La situation est sensiblement la même qu’il y a deux semaines. »

Les réserves d’équipements sont « suffisantes », a-t-elle également ajouté.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a quant à elle annoncé que le nombre de lits pour les personnes en situation d’itinérance va augmenter pour l’hiver. L’objectif est de « doubler » le nombre de ressources habituellement offert. « On va offrir 400 lits d’urgence supplémentaires, des haltes de chaleur et des navettes de transport pour amener les gens devant les services. »