Un centre de tennis de Laval vient de fermer ses portes après avoir été associé à deux éclosions de COVID-19 distinctes.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Le directeur général de Tennis 13, Paul Patenaude, a indiqué à La Presse que la maladie s’était invitée parmi des participants de programmes sport-études, ainsi que dans un groupe qui loue des terrains pour s’échanger des balles.

Dans le premier cas, 18 personnes (13 élèves et 5 entraîneurs) ont été déclarées positives au coronavirus. Dans le second, ce sont 12 adultes qui ont été infectés.

« C’est pas évident à comprendre comment la transmission s’est faite exactement », a dit M. Patenaude en entrevue avec La Presse.

La Santé publique de Laval a confirmé la double éclosion. «Tous les cas et les contacts ont été rejoints. Pour ce qui est des cas, ils ont été rejoints par téléphone par la santé publique pour l'enquête épidémiologique», a indiqué la porte-parole Judith Goudreau via courriel. «Pour les personnes concernées par cette éclosion (les contacts), des lettres ciblées ont été envoyées en fonction de leur niveau de contacts avec l'éclosion (heures, activités effectuées, etc.).»

« Nous avons eu une grande collaboration du propriétaire », a précisé Mme Goudreau.

« Ils n’ont pas dû respecter les règles »

En entrevue, Paul Patenaude a juré qu’il avait respecté toutes les règles sanitaires pertinentes, mais ajoute qu’il ne peut pas contrôler chacun de ses clients.

« C’est beau les classes-bulles, mais quand le COVID entre dans les classes-bulles, ça fait que tout le monde est infecté, comme dans un CHSLD », a-t-il dit, relativement à l’éclosion dans ses groupes de sports-études. Quand aux adultes, « ils n’ont pas dû respecter les règles sanitaires sur le terrain », a-t-il dit.

M. Patenaude a publié jeudi un message sur les réseaux sociaux pour annoncer la fermeture temporaire de Tennis 13, sans toutefois révéler l’existence des deux éclosions.

« Nous avons à cœur la santé et la sécurité de nos membres », indiquait le message. « Nous croyons que c’est dans le meilleur intérêt de tous de suspendre temporairement les activités qui ont lieu dans nos installations. »

Le même jour, l’administration du complexe recevait une lettre de la santé publique de Laval qui lui « suggérait fortement de fermer », a relaté M. Patenaude.