(Ottawa) Le Québec arrive en tête de liste au pays pour le nombre de cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie. Selon cette même tendance, la province compte aussi le plus grand nombre de fonctionnaires fédéraux qui ont contracté la COVID-19, bien qu’on y retrouve près de 25 % moins de travailleurs au service du gouvernement fédéral qu’en Ontario, par exemple.

Joël-Denis Bellavance Joël-Denis Bellavance
La Presse

Selon des statistiques fournies par le Conseil du Trésor, on comptait au Canada 678 fonctionnaires ayant été contaminés par le virus, en date du 30 septembre. De ce nombre, 262 étaient des résidants du Québec et seulement 76 étaient des résidants de l’Ontario.

Pourtant, le gouvernement fédéral compte plus d’employés en Ontario (39 619) qu’au Québec (30 827). À l’instar de nombreux travailleurs, la très grande majorité des fonctionnaires fédéraux effectuent du télétravail depuis environ la mi-mars – une situation qui pourrait durer au moins jusqu’en avril 2021.

À noter toutefois que ces chiffres n’incluent pas les employés de la fonction publique fédérale qui travaillent dans la région de la capitale nationale, soit à Gatineau ou à Ottawa. Dans cette région, on compte 172 fonctionnaires qui ont été atteints de la COVID-19.

Protéger les fonctionnaires fédéraux

Au bureau du président du Conseil du Trésor, Jean-Yves-Duclos, on soutient que la priorité « absolue » est d’assurer la sécurité et la santé physique des fonctionnaires fédéraux, d’autant que le gouvernement Trudeau a été contraint de mettre sur pied, avec le soutien de la fonction publique, des programmes d’aide d’urgence pour donner un coup de pouce financier à des millions de Canadiens touchés par la crise.

« En télétravail pour la plupart, les employés de la fonction publique travaillent avec dévouement et détermination pour livrer les programmes et les services d’urgence qui permettent aux Canadiens de traverser la crise actuelle », a indiqué Karl Sasseville, directeur des communications de M. Duclos.

« À titre d’employeur, nous sommes guidés par les décisions des autorités de santé publique fédérales, provinciales et municipales et nous allons continuer de nous ajuster en fonction de ces décisions et de l’évolution de la situation épidémiologique », a ajouté M. Sasseville dans un courriel à La Presse.