Le Québec vient de franchir le cap des 1000 classes fermées par la COVID-19, a annoncé le premier ministre François Legault, vendredi.

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Il s’agit, grosso modo, de 3 % des élèves du primaire, du secondaire et de la formation aux adultes qui ne sont pas à l’école actuellement, a-t-il ajouté.

Plus précisément, des cas de COVID-19 ont contraint les écoles à fermer 1016 classes, notamment pour empêcher un élève infecté d’en contaminer d’autres.

« Je n’aime pas que ce chiffre-là augmente », a déclaré M. Legault, qui a profité de son point de presse de vendredi pour inciter les Québécois à diminuer leurs contacts sociaux, et à rester à la maison lors du long week-end de l’Action de grâce.

« Faisons des sacrifices pour nos enfants », a-t-il demandé.

En date de jeudi après-midi, 781 écoles québécoises comptaient des cas positifs actifs. Au cours des dernières semaines, quelques écoles ont même dû renvoyer tous leurs élèves à la maison.

Des constats d’infractions aux élèves ?

En point de presse, M. Legault s’est aussi fait questionner sur un message qui a été envoyé par le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) aux parents — via les centres de services scolaires — signalant que les policiers allaient d’abord miser sur la collaboration dans le cas de non-respect des consignes sanitaires, mais qu’ils ont désormais le pouvoir de donner un constat d’infraction.

Le premier ministre a répondu qu’il ne souhaite pas que les élèves reçoivent des constats, mais a confirmé que les policiers ont bel et bien ce pouvoir.

« Il faut le prendre au sérieux », a-t-il dit.

Contacté à ce sujet, le SPVQ a confirmé que la lettre était d’abord une mesure de prévention et d’éducation, afin de s’assurer que les élèves soient bien au fait des directives sanitaires.

« Le but n’est pas de donner des constats », a indiqué le porte-parole du SPVQ, Pierre Poirier, qui souligne que la démarche en est une de sensibilisation : « Le constat, c’est l’ultime recours ».