Des commerces indépendants de Montréal et Québec — des régions qui passeront en « zone rouge » plus tard aujourd’hui — sont préoccupés par les mesures sanitaires qui risquent d’être annoncées du même coup.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Dimanche, le ministre de la Santé Christian Dubé a annoncé à l’émission Tout le monde en parle que la propagation du coronavirus dans la métropole et la capitale obligerait le gouvernement à y rehausser le niveau d’alerte à « rouge », soit « alerte maximale ».

« On a déjà des appels de membres inquiets de savoir ce qui va se passer », a affirmé François Vincent, porte-parole de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). « Il y a une inquiétude qui se vit sur le terrain. »

Rien n’a encore filtré concernant les mesures concrètes qui seront annoncées par Québec. L’« alerte maximale » suppose des mesures « pouvant aller jusqu’à faire cesser les activités non essentielles pour lesquelles le risque ne peut pas être contrôlé suffisamment, en évitant autant que possible un confinement généralisé comme lors de la première vague de la pandémie », indique le site web du gouvernement du Québec.

M. Vincent a souligné que si le gouvernement devait décréter un nouveau confinement et la fermeture de certains commerces, l’État devra être au rendez-vous pour les aider à survivre.

Ces entreprises « sont davantage précaires que lorsqu’elles l’ont vécu une première fois en mars », a-t-il souligné. « L’endettement moyen des entreprises fin juin au Québec était de 135 000 $. […] Seulement 40 % des PME du Québec en septembre ont retrouvé les ventes normales d’avant la crise. »

La FCEI demande notamment un soutien plus important pour les loyers commerciaux et pour les frais administratifs liés aux différents permis gouvernementaux.