(Ottawa) Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a contracté la COVID-19. Il ne sera donc pas présent physiquement pour la rentrée parlementaire, mercredi prochain.

Mis à jour le 18 sept. 2020
Mélanie Marquis
Mélanie Marquis La Presse

Le Bloc québécois en a fait l’annonce par voie de communiqué, vendredi. « Il restera en isolement dans sa résidence de Shawinigan jusqu’au 26 septembre conformément aux instructions de la Santé publique du Québec. Il se porte parfaitement bien », a-t-on déclaré.

Le dirigeant a donné signe de vie sur son compte Twitter peu après l'annonce et confirmé qu'il allait bien.

Le chef ne sera ainsi pas en mesure d'être présent physiquement le mercredi 23 septembre à Ottawa pour la présentation du discours du Trône, a confirmé sa porte-parole, Carolane Landry. On ignore encore si des élus de la formation pourront y assister en personne.

C'est que les députés du caucus qui étaient présents à une réunion de caucus le 8 septembre dernier à Saint-Hyacinthe sont en isolement préventif depuis lundi, au lendemain de l'annonce de la découverte d'un cas au sein du cabinet d'Yves-François Blanchet.

Environ une quarantaine de personnes ont subi des tests de dépistage. « Jusqu’à maintenant, pour les autres, c’est négatif. S’il y avait des cas positifs, on le mentionnerait publiquement rapidement », a spécifié Mme Landry, vendredi midi.

La femme du dirigeant bloquiste, Nancy Déziel, a annoncé plus tôt cette semaine qu’elle avait contracté le virus. Elle a témoigné sur Twitter qu'elle avait perdu le sens de l'odorat, ce qui n'était pas le cas pour Yves-François Blanchet, selon ce que ce dernier affirmait à La Presse jeudi en fin de journée.

Des messages d'encouragement ont été publiés après que la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.

Le député conservateur Gérard Deltell a souhaité au couple Déziel-Blanchet ses meilleurs souhaits.

Chez les libéraux, la ministre Mélanie Joly a adressé ses vœux de prompt rétablissement au chef Blanchet.

Un autre chef, le conservateur Erin O’Toole, est par ailleurs aussi en attente d’un résultat de test de dépistage après avoir été en contact avec un employé politique atteint de la COVID-19. Sa famille et lui ont passé un test à Gatineau, jeudi, après avoir attendu plusieurs heures en file à Ottawa.

Il s'en est plaint dans un communiqué transmis par son parti et fait porter le blâme des délais de l'Ontario au gouvernement de Justin Trudeau.

Ces cas d'infection et de possibles infections surviennent à l'aube de la rentrée parlementaire à Ottawa. Les partis discutent toujours pour tenter de s'entendre sur les modalités de ce retour; les pourparlers achoppent sur le nombre de députés qui pourraient revenir siéger et sur l'enjeu du vote électronique.

« Oui », Ottawa est dans une deuxième vague

Ils reviendraient dans une ville qui est frappée par une deuxième vague de la pandémie de la COVID-19, selon l'évaluation de la médecin-chef de Santé publique Ottawa, la Dre Vera Etches. Elle a répondu « oui » sans détour lorsque des journalistes lui ont demandé si l'on était dans cette situation, selon CTV News.

Sur Twitter, Santé publique Ottawa en a rajouté une couche, parlant d'une nouvelle « pas surprenante », tout en rappelant les consignes sanitaires à respecter pour endiguer la propagation du nouveau coronavirus dans la foulée de la résurgence des cas observée au cours des derniers jours à peu près partout au pays.

La patronne de la santé publique de la capitale fédérale a partagé sa conclusion vendredi matin devant le château Laurier, où les premiers ministres François Legault, Doug Ford, Jason Kenney et Brian Pallister ont convergé pour donner une conférence de presse afin de réclamer davantage d'argent en santé au fédéral.

Invité à dire si cela était justifié, le premier ministre Legault a argué que s'il était important de se pointer en personne dans l'hôtel du centre-ville, c'était justement parce que l'enjeu « a un lien avec la COVID » et que les premiers ministres voulaient « montrer un front uni ».

Il a par ailleurs maintenu que selon l'évaluation des autorités sanitaires québécoises, on n'était pas dans une deuxième vague au Québec.