Un total de 123 nouveaux cas de COVID-19 s’ajoutent aujourd’hui au bilan quotidien québécois. Le nombre de personnes infectées jusqu’à maintenant par la maladie dans la province est de 59 722. Un nouveau décès s’ajoute aussi au triste bilan, de même qu’un autre survenu avant le 26 juillet, pour un total de 5683.

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

Le nombre de patients hospitalisés est toujours de 172, soit le même nombre que la veille. Une personne de plus est soignée aux soins intensifs (total de 18). En date du 1er août, 14 432 prélèvements avaient été faits.

Puisque seulement de 1,5 % à 3 % de la population a été exposée au virus jusqu’à maintenant, il ne faut « surtout pas baisser la garde », a déclaré le directeur national de santé publique du Québec, le DHoracio Arruda, lors d’un webinaire organisé par la Fédération des chambres de commerce du Québec, tenu ce matin.

« Vous voyez au niveau international les recrudescences qui s’installent », dit le DArruda.

Par ailleurs, les entreprises doivent continuer de favoriser le télétravail et le lavage de mains, alors que le Québec se prépare à affronter une deuxième vague de COVID-19, rappelle le DArruda. Ce dernier souligne que tous les experts s’entendent pour dire qu’une deuxième vague de COVID-19 est plus que probable.

« Il faut que tout le monde collabore si on veut venir à bout de ce fléau », déclare le DArruda, qui qualifie le virus de « très, très insidieux » et de « très, très contagieux ».

Les entreprises sont maintenant autorisées à réintégrer 25 % de leurs travailleurs dans leurs bureaux. Mais le DArruda affirme qu’il s’agit « d’un maximum à ne pas dépasser et non pas d’un objectif à atteindre ». Il plaide pour que les entreprises continuent d’encourager le télétravail. « Il ne faut pas abandonner le télétravail, surtout si ça fonctionne », dit-il.

Le DArruda invite les entreprises à adopter différentes stratégies, comme les horaires rotatifs, pour éviter les éclosions.

Le DArruda demande aussi aux entreprises de continuer de favoriser le lavage de mains, même si le port du masque est maintenant obligatoire dans les espaces intérieurs publics. « Depuis qu’on a introduit le masque, j’ai vu beaucoup moins de zones de nettoyage de mains comme avant », a constaté le DArruda.

Le DArruda affirme avoir « beaucoup appris de la première vague ». Ce dernier dit regarder attentivement ce qui se fait à l’international pour savoir « comment garder les robinets ouverts » du côté des entreprises sans avoir à revenir à des « fermetures de secteurs aussi intenses qu’on l’a fait ».

Dans un point de presse en compagnie du ministre de la Santé Christian Dubé, le Dr Arruda est par ailleurs revenu sur les actes d’intimidation le visant sur les réseaux sociaux, notamment la publication de son adresse personnelle par un utilisateur de Facebook relayant de nombreuses théories conspirationnistes, notamment en lien avec la COVID-19.

Il a indiqué qu’il a sa vie « professionnelle », et une vie « personnelle, avec une famille ». « Qu’on s’attaque à moi ça va, mais qu’on s’attaque à ma famille, ça ne va pas », a-t-il affirmé, disant que sa plainte vise à protéger sa famille comme le ferait « le roi Lion ».