(Halifax) Les coûts associés à la pandémie de COVID-19 ont plongé les finances de la Nouvelle-Écosse dans le rouge, passant d’un surplus de 55 millions de dollars, lors de son budget de février dernier, à un déficit de 853 millions.

Keith Doucette
La Presse canadienne

Au moment de présenter sa mise à jour économique mercredi, la ministre des Finances de la province, Karen Casey, a affirmé qu’il s’agit du plus grand déficit affiché par la Nouvelle-Écosse depuis l’année fiscale 1999-2000 alors que la province affichait un déficit de 773 millions. La ministre Casey a imputé ce recul de 908 millions à l’augmentation des dépenses directement liées au nouveau coronavirus.

Elle a expliqué que 443 millions ont été octroyés à neuf ministères pour la mise en place de mesures de protection de la santé publique et pour soutenir les secteurs de l’économie durant la pandémie. De cette somme, 374 millions ont été dirigés vers le ministère de la Santé, notamment pour l’achat de matériel médical de protection individuelle et pour du financement aux travailleurs essentiels.

À cela s’ajoutent notamment des investissements de 228 millions annoncés le mois dernier pour 200 projets en infrastructures afin de relancer l’économie de la province. Le plan précédent prévoyait déjà une somme record d’un milliard de dollars pour la rénovation d’écoles, de musées, du réseau autoroutier de la Nouvelle-Écosse et de ponts ainsi que des projets misant sur l’énergie renouvelable.

« Nous ne prévoyons pas de retour à l’équilibre budgétaire ou de surplus pour un bon bout de temps », a reconnu la ministre Casey.

« Notre objectif est de s’assurer qu’on fournit les services, l’aide et le support nécessaire », a-t-elle précisé.

La Nouvelle-Écosse projette que son taux de chômage grimpera à 11 %, ce qui serait son taux le plus élevé depuis 1997.