Alors que le port du masque dans les lieux fermés sera obligatoire dès samedi, DHoracio Arruda a averti que cette « nouvelle norme sociale » est là « pour un bon bout de temps » et ce, dans toutes les régions du Québec.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

Le directeur national de santé publique du Québec s’est aventuré plus loin que jamais en parlant du port du masque dans les lieux fermés. Il a soutenu que cette consigne pourrait devenir une habitude non seulement en attendant un éventuel vaccin contre la COVID-19, mais également lors des « prochaines saisons de virus respiratoires », comme l’influenza.

« Bien honnêtement, j’ai l’impression que le port du masque est là pour un bon bout de temps. Et un bon bout de temps partout au Québec », a-t-il évoqué lors d’un point de presse à Rimouski. « Ça doit devenir une habitude, comme de prendre les clés de l’auto avant de sortir. »

« Est-ce qu’on va devenir un pays comme d’autres pays qui porte le masque chaque fois qu’il y a une saison de virus respiratoire ?  », a-t-il suggéré. « Vous savez quand on a commencé les mesures d’hygiène au mois d’avril, la grippe a chuté rapidement », a-t-il ajouté pour justifier son point de vue.

DArruda a aussi avancé que cette « nouvelle norme sociale » ne concerne pas que les grands centres comme Montréal. Toutes les régions doivent la respecter et son « feeling » est que la décision de retirer l’obligation du port du masque se fera pour tout le Québec « en même temps ».

Toujours à propos du port du masque obligatoire dès samedi, DArruda a mentionné que des citoyens seront exemptés de cette nouvelle mesure, dont ceux qui sont déjà atteints d’une maladie respiratoire.