(Toronto) Le port du couvre-visage est maintenant obligatoire, depuis jeudi, pour les usagers des transports en commun de Toronto.

La Presse canadienne

Le conseil d’administration de la Société des transports de Toronto (TTC) a voté il y a deux semaines en faveur de cette mesure qui vise à contrer la propagation du coronavirus. Des masques à usage unique doivent être distribués aux usagers qui n’en ont pas.

Des exemptions sont par ailleurs accordées pour les enfants de moins de deux ans, les personnes pouvant invoquer des raisons médicales et celles qui n’ont pas la capacité physique d’enfiler ou d’enlever un masque.

Les usagers qui ne porteraient pas de couvre-visage pourraient éventuellement être passibles d’une amende de 195 $, mais les responsables espèrent que ce ne sera pas nécessaire. Le maire John Tory et la TTC ont tous deux souligné jeudi que l’accent sera mis sur la sensibilisation plutôt que sur la coercition.

Le porte-parole de la TTC, Stuart Green, a déclaré que l’agence accordera « au moins quelques semaines » de transition avant d’envisager des mesures coercitives. Il a aussi rappelé que les usagers ne seront pas obligés de porter un masque chirurgical : un foulard ou un autre tissu fera très bien l’affaire.

Le personnel de la TTC a distribué cette semaine des masques jetables dans les stations en prévision de l’entrée en vigueur du règlement. La TTC affirme aussi que depuis qu’elle a « recommandé » le port du masque dans les transports en commun, à la mi-mai, le nombre de voyageurs qui en font usage a augmenté.

Le maire Tory a aussi précisé que les agents des transports en commun ne demanderont pas de preuve d’exemption médicale ; il a aussi mis en garde contre tout effort de « vigilance citoyenne » pour faire respecter l’exigence du masque. « Rappelons-nous que ceux qui ne portent pas de masque ont peut-être une exemption médicale : nous n’allons pas les forcer à produire des documents dans le métro », a déclaré le maire, en conférence de presse, jeudi.

« J’espère que d’ici quelques jours, les usagers se seront conformés et qu’on n’aura pas besoin (de contravention). Les gens feront la bonne chose parce que c’est la bonne chose à faire : on n’a pas envie de remettre un paquet de contraventions. »

D’autres villes qui ont imposé des règles similaires, comme New York, ont vu des taux de conformité proches de 90 %, sans coercition, a déclaré M. Green.

D’autre part, le conseil municipal de Toronto a adopté mardi un règlement, temporaire, qui rendra obligatoire mardi prochain le port du masque dans les lieux publics intérieurs, comme les commerces. Cette mesure supplémentaire devrait aider les Torontois à s’habituer au changement, a soutenu M. Green. Ce règlement sur les lieux publics intérieurs sera réévalué tous les mois, jusqu’au 30 septembre, par la directrice de la santé publique de Toronto, Eileen de Villa.

Au Québec, le gouvernement a annoncé mardi que le couvre-visage sera obligatoire dans les transports publics à compter du 13 juillet — avec une « période de transition » de deux semaines.