Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, estime que la fin de la publication des données quotidiennes sur la COVID-19 au Québec permettra d’avoir des données « plus stables ». Il assure que ce changement dans la publication des données ne vise pas à cacher de l’information au public.

Ariane Lacoursière Ariane Lacoursière
La Presse

« Ce n’est pas du tout une question de cacher quoi que ce soit », a assuré le Dr Arruda en conférence de presse jeudi. Selon lui, « ce n’est pas parce qu’on ne les publie pas (les données) qu’on ne les regarde pas ».

Mercredi, Québec annonçait que les données sur l’évolution de la pandémie, présentées tous les jours par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), cesseraient d’être diffusées dès jeudi. Les statistiques ne seront désormais publiées que de façon hebdomadaire.

Cette décision a été prise par le Dr Arruda en raison de l’évolution de la situation épidémiologique qui se stabilise.

Les données et tableaux publiés quotidiennement par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) ne seront également publiés qu’une fois par semaine.

Marche arrière possible

Le Dr Arruda a assuré que si une éclosion survenait dans un milieu, les données seraient rapidement rendues disponibles. Il a expliqué que le nombre de nouveaux cas est en baisse constante et qu’en voyant cette amélioration, certains citoyens pourraient être tentés de baisser la garde. « Mais si on revoit une hausse, ou une transmission communautaire dans un secteur, les gens seront mis au courant », a-t-il garanti.

Le Dr Arruda a expliqué les citoyens « ne doivent pas oublier que la COVID-19 est là ». « Ce n’est pas un été normal », a-t-il dit.