(Genève) L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué mardi une « percée scientifique » après l’annonce par des chercheurs britanniques qu’un médicament de la famille des stéroïdes réduisait significativement la mortalité chez les malades gravement atteints par la COVID-19.

Agence France-Presse

« C’est le premier traitement avéré qui réduit la mortalité chez les patients atteints par la COVID-19 sous assistance d’oxygène ou de respirateur », a commenté le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un communiqué.

« C’est une bonne nouvelle et je félicite le gouvernement britannique, l’université d’Oxford et les nombreux hôpitaux et patients au Royaume-Uni qui ont contribué à cette percée scientifique qui sauve des vies », a-t-il ajouté.

La pandémie a fait au moins 438 250 morts depuis que la Chine a fait officiellement état de l’apparition de la maladie en décembre, selon un bilan établi par l’AFP.

Les espoirs de trouver un traitement largement disponible et bon marché contre le nouveau coronavirus ont été avivés mardi par l’annonce que des responsables de l’essai clinique britannique Recovery avaient découvert qu’un stéroïde, la dexamethasone, réduisait d’un tiers la mortalité chez les malades les plus gravement atteints.

Selon eux, « une mort sur huit pourrait être évitée grâce à ce traitement chez les patients placés sous ventilation artificielle ».

« C’est une avancée majeure dans la quête de nouvelles manières de traiter les malades de la COVID-19 », s’est réjoui dans un communiqué le Pr Stephen Powis, directeur médical du NHS, le service public de santé britannique.

Ce médicament est déjà utilisé dans de nombreuses indications pour son effet anti-inflammatoire puissant.

« Les chercheurs ont partagé les premières informations sur les résultats de l’essai avec l’OMS, et nous espérons vivement connaître l’analyse complète des données dans les prochains jours », a ajouté l’OMS.

L’OMS a ajouté qu’elle allait conduire une « méta-analyse » de ces recherches dans le but d’actualiser ses directives pour « refléter comment et quand le médicament devrait être utilisé » contre la maladie.