(Montréal) Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a pris la bonne décision en ne forçant pas l’implantation de camps pédagogiques à trois semaines de la fin des classes, estime la Centrale de syndicats du Québec (CSQ).

Marie-Eve Morasse Marie-Eve Morasse
La Presse

Mercredi en fin de journée, le ministre a clarifié ses intentions sur des camps devant être mis sur pied pour des élèves en difficulté d’ici la fin de l’année.

En entrevue à La Presse, il a expliqué qu’il revient maintenant aux directeurs généraux des centres de services scolaires (qui remplacent les commissions scolaires et leurs élus) de décider s’ils mettent en place ou non de tels camps.

« Ce nouveau coup de volant du ministre, quelques heures à peine après l’annonce de la création de "camps pédagogiques", témoigne de l’improvisation totale dans laquelle le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a plongé les centaines de milliers d’élèves, de parents et de membres du personnel scolaire », a déclaré par voie de communiqué la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

L’idée d’instaurer des camps pédagogiques « ne passait pas du tout sur le terrain », ajoute-t-elle.

Le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) estime pour sa part que les élèves en difficulté auraient dû être pris en compte dès la mi-mars.

« On aurait dû, dès le départ, prioriser ces élèves, qui doivent être constamment guidés, appuyés, encouragés et encadrés », dit Jacques Landry.

La Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) appelle maintenant le ministre Roberge à entamer des discussions en vue de la prochaine rentrée scolaire.

« Il aura fallu une levée de boucliers des partenaires pour qu’encore une fois, deux jours plus tard, les directives changent. Cette fois, par contre, on peut saluer ce changement, en espérant que cela nous permette de trouver ensemble les solutions nécessaires pour les élèves en difficulté dont il faudra prendre grand soin à la rentrée, nous en convenons tous », a déclaré sa présidente Josée Scalabrini.

Mercredi soir, l’Association québécoise du personnel de direction des écoles s’est aussi dite satisfaite « du changement de cap du ministère de l’Éducation ». « On ne le redira jamais assez, c’est l’équipe-école qui est la mieux placée afin de répondre aux besoins des élèves », a déclaré son président Carl Ouellet.