Le Collège des médecins rappelle à l’ordre ses membres, leur signalant qu’ils ne peuvent pas y aller de déclarations intempestives sur les réseaux sociaux, nier l’importance du virus ou inciter les gens à se déconfiner rapidement, « ce qui va à l’encontre des directives de santé publique ».

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

Par voie de communiqué, le Collège des médecins a rappelé à ses membres leurs obligations déontologiques et leur a rappelé qu’ils ne peuvent pas utiliser Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux « pour exprimer des avis ou diffuser des messages inadéquats, contraires aux normes scientifiques ».

Si le Collège des médecins a senti la nécessité d’y aller d’une telle sortie, c’est que sa direction des enquêtes a été informée que des médecins utilisaient les médias sociaux pour faire connaître leurs opinions bien personnelles sur la COVID-19.

Le médecin qui utilise les réseaux sociaux « doit être conscient de leur caractère éminemment public ainsi que du large spectre de diffusion qu’ils offrent », rappelle le Collège.

Le Collège des médecins renvoie enfin les professionnels à leur code de déontologie et notamment à cet article qui oblige les médecins à « émettre des opinions conformes aux données actuelles de la science médicale sur le sujet et, s’il s’agit d’une nouvelle méthode diagnostique, d’investigation ou de traitement insuffisamment éprouvée, mentionner les réserves appropriées qui s’imposent ».