Parmi les 1400 militaires des Forces armées canadiennes déployés dans des CHSLD au Québec, quatre ont contracté la COVID-19.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

Les Forces armées canadiennes ont annoncé vendredi que quatre militaires affectés dans des Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) du Québec ont été déclarés positifs au coronavirus. Ils sont plus d’un millier à avoir été déployés dans 25 CHSLD. L’endroit où les soldats ont été infectés n’a pas été dévoilé.

« Il y a toujours un risque associé à une mission, a rappelé le brigadier général Gervais Carpentier. On a travaillé pour minimiser les risques, mais on savait que ce n’était pas sans risque. »

Ceux qui l’ont contracté vont bien. Il faut dire qu’ils sont jeunes et en bonne forme. On estime que ça minimise le risque.

Gervais Carpentier, brigadier général des Forces armées canadiennes

En Ontario, où 275 militaires travaillent dans cinq établissements de longue durée, un militaire a aussi contracté le virus.

M. Carpentier dit que les militaires dans les CHSLD, en majorité des Québécois, sont « très fiers » de travailler dans leur propre province : « Même s’il y a des moments où ils trouvent ça difficile, ils travaillent avec le sourire. Ça va sauver des vies le fait qu’on soit là. »

Le brigadier général ajoute que les militaires ont reçu une formation adéquate avant d’être affectés dans les établissements, entre autres pour bien se protéger, pour donner des soins de chevet et pour déplacer de manière sécuritaire des patients. La Croix-Rouge a aussi offert des cours aux militaires des Forces armées canadiennes.

« Nos membres se sentent utiles, ils apportent du soutien aux travailleurs du milieu de la santé. Lorsqu’ils accompagnent une personne vers la mort, ils se disent qu’au moins, elle y va dans la dignité. Ils s’assurent qu’elle soit bien nourrie, propre et qu’elle parle avec sa famille. Ils passent du temps avec eux », ajoute M.  Carpentier.

À noter que les militaires déployés dans les CHSLD ne se déplacement pas d’un établissement à l’autre pour le moment. « S’il advient que les autorités provinciales demandent à des membres déployés dans un CHSLD d’être transféré à un autre établissement aux besoins plus pressants, ces militaires feront d’abord l’objet d’un examen pour vérifier leur état de santé, et toutes les mesures sanitaires personnelles seront appliquées à la lettre », souligne le Ministère de la Défense nationale.

Le déploiement des militaires s’étend jusqu’au 12 juin.