L’explosion de cas d’infection à la COVID-19 dans le quartier de Rivière-des-Prairies doit mener à un plan d’action de la part de la mairesse de l’arrondissement Caroline Bourgeois, estiment les quatre conseillers municipaux de l’opposition.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

« Il faut être proactifs ; nous ne pouvons pas rester immobiles en attendant que la Direction régionale de la santé publique nous dise quoi faire », ont déclaré par voie de communiqué vendredi, Suzanne Décarie, Gilles Déziel, Richard Guay et Nathalie Pierre-Antoine.

Ces derniers donnent l’exemple de la mairesse de Montréal-Nord, Christine Black-issue du même parti politique qu’eux (Ensemble Montréal) -, qui a « pris le taureau par les cornes ». Montréal-Nord distribue des masques dans la population et a mis en place une équipe de sensibilisation communautaire, par exemple. Les autorités sanitaires y ont ouvert vendredi un centre de dépistage du coronavirus afin de tenter d’en freiner la propagation.

« À quand le même genre d’initiatives pour Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles ?  », demandent les quatre élus.

Caroline Bourgeois n’a pas hésité à répliquer, qualifiant de « mesquin » et de « partisan » le geste de ses collègues. « En situation de pandémie, on doit travailler ensemble et se serrer les coudes. À tous les jours, les élus sont informés de ce qui se passe », a affirmé la mairesse à La Presse.

Mme Bourgeois rappelle que le monde municipal est d’abord et avant tout en appui aux actions orchestrées par la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de Montréal. Elle souligne également qu’un affichage des consignes d’isolement et de distanciation sociale a été fait dans les multi-logements et qu’une opération d’appels bienveillants auprès des personnes âgées a été menée.

En date du 30 avril, on dénombrait 1029 cas de COVID-19 dans l’arrondissement, sans faire de distinction entre les quartiers de Rivière-des-Prairies et de Pointe-aux-Trembles. La maladie a fait 36 victimes depuis le début de la pandémie.