« Tous les employés, les cadres et les médecins » du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval se sont fait rappeler mardi par le gouvernement qu’« aucun employé ne peut parler à des représentants des médias (journalistes ou autres) sans avoir préalablement obtenu l’autorisation du service des communications et des relations publiques ».

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

« Notre établissement souhaite diffuser une information fiable et vérifiée », peut-on lire dans le communiqué obtenu par La Presse.

Le CISSS de Laval rappelle que les employés, les médecins et les bénévoles sont tenus de relayer toute demande d’un média au service des communications et des relations publiques.

Le CISSS soutient que ce « rappel des règles » vise notamment à prioriser le respect des usagers (patients), citoyens, employés, médecins et bénévoles.

Au téléphone, Judith Goudreau, agente d'information au CISSS de Laval, a indiqué que le mémo a été envoyé aux employés à l'initiative de ce CISSS. Il s'agit, dit Mme Gaudreau, « non pas de contrôler nos gens, mais de les accompagner dans la mesure où ils ne sont pas dans le domaine des communications ».

Ceux qui parlent aux médias sans demander une autorisation préalable à leur employeur s'exposent-ils à des représailles ? Peuvent-ils être suspendus, congédiés ? « Je ne pense pas », a dit Mme Goudreau. À sa connaissance, jusqu'ici, des interventions non autorisées dans les médias ont pu tout au plus donner lieu « à des petites discussions avec leurs gestionnaires » au CISSS de Laval.

Lorsqu'on lui a soumis cette consigne, le docteur Alain Vadeboncoeur, qui accorde régulièrement des entrevues aux médias, s'est demandé si ce rappel à l'ordre serait fait à l'échelle provinciale ou s'il se limitera au seul territoire de Laval. Si c'est pour tout le Québec, « ils vont avoir de la misère avec moi! », a-t-il lancé.

Le docteur Vadeboncoeur souligne que s'il faut faire attention à ce que l'on dit et être très prudent, plusieurs informations importantes et utiles ont émané du terrain. «J'en ai moi-même relayées plusieurs sur Twitter ou autrement», souligne-t-il.

Ces sons de cloche émanant de différents employés du réseau de la santé ont jusqu'ici apporté un éclairage important, à son avis.

Il entend pour sa part continuer à collaborer avec les médias.