Les Québécois s’inquiètent moins des conséquences de la COVID-19 pour leur santé, leur emploi et l’économie qu’il y a un mois. Ceux qui trouvent les mesures actuelles exagérées sont plus nombreux, quoique toujours minoritaires. Et la popularité du gouvernement caquiste est moins élevée qu’au début avril.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Telles sont les principales tendances observées par un sondage CROP réalisé entre le 17 et le 20 avril. Cette évolution était plus manifeste chez les hommes et les jeunes.

Lors des deux premiers sondages de la crise de la COVID-19, les deux tiers des Québécois étaient « très satisfaits » du gouvernement Legault. Cette proportion est passée à 50 %, avec des creux à 46 % à Montréal, 45 % chez les hommes, 37 % chez les 18-34 ans, 44 % chez les ménages gagnant moins de 40 000 $, 42 % chez les gens qui ont un diplôme universitaire et 35 % chez les non-francophones. La proportion des Québécois peu ou pas satisfaits du gouvernement caquiste est passée de 10 % à 17 % entre le début et la mi-avril.

Le gouvernement Trudeau, lui, est beaucoup moins populaire, avec 19 % de Québécois très satisfaits et 45 % peu ou pas satisfaits. Les jeunes adultes sont les moins satisfaits, possiblement à cause de l’annonce tardive de l’aide pour les emplois d’été. Comme sur beaucoup d’autres questions, les Québécois non francophones sont plus nombreux à apprécier les actions fédérales, 29 % se disant très satisfaits et seulement 28 % peu ou pas satisfaits du gouvernement Trudeau.

Pertes d’emploi

La proportion des Québécois qui estiment « très sérieuse » la pandémie est passée de 75 % à 61 % entre le sondage des 4 et 5 avril et celui du 17 au 20 avril, alors qu’a grimpé de 5 % à 9 % la proportion des Québécois l’estimant « très exagérée ».

La proportion des Québécois très inquiets de l’impact de la COVID-19 sur l’économie a chuté de 57 % à 40 % depuis la mi-mars, avec des creux à 37 % chez les hommes et 30 % chez les jeunes.

Parmi les Québécois qui travaillaient avant la pandémie, 33 % disent avoir perdu leur emploi, avec des creux à 20 % chez les titulaires d’un diplôme universitaire et 23 % chez les ménages gagnant plus de 80 000 $. La situation d’emploi n’a pas du tout changé pour 42 % des Québécois, et 7 % d’entre eux travaillent plus qu’avant.

En chiffres

19 %

Proportion des Québécois très inquiets d’attraper personnellement la COVID-19, entre le 18 et le 22 avril

28 %

Proportion des Québécois très inquiets d’attraper personnellement la COVID-19, entre le 17 et le 20 mars

57 %

Proportion des Québécois peu ou pas inquiets d’attraper personnellement la COVID-19, entre le 18 et le 22 avril

45 %

Proportion des Québécois peu ou pas inquiets d’attraper personnellement la COVID-19, entre le 17 et le 20 mars

Source : CROP

Méthodologie

La collecte des données en ligne s’est déroulée du 17 au 20 avril au moyen d’un panel web totalisant 1408 questionnaires. Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population à l’étude selon le sexe, l’âge, la langue maternelle et la scolarité des répondants.