(Ottawa) Un récent sondage suggère que les Canadiens font surtout confiance aux professionnels de la santé, tels que leur médecin de famille, en ce qui concerne la crise de la COVID-19.

Laura Osman
La Presse canadienne

Le sondage, mené par Léger et l’Association d’études canadiennes, a demandé aux répondants d’évaluer leur niveau de confiance envers diverses institutions, dont les responsables de la santé publique et les politiciens.

Les professionnels de la santé comme les médecins et les infirmières jouissent du plus haut niveau de confiance au pays, avec un niveau de soutien de 92 %. Les responsables de la santé publique, compris de manière générale, suivent de près à 81 %, tandis que 72 % des répondants ont dit accorder leur confiance à la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada.

Ces résultats n’ont rien d’étonnant, selon le vice-président de Léger, Christian Bourque, car la plupart des gens font confiance aux personnes dont ils sont les plus proches.

L’Organisation mondiale de la santé-dont la réponse à l’apparition du coronavirus a été critiquée, par les conservateurs, entre autres-a inspiré la confiance de 68 % des répondants. Et 54 % d’entre eux ont déclaré faire confiance au premier ministre Justin Trudeau.

À l’autre extrémité du spectre, seulement un répondant sur deux a dit placer sa confiance dans les médias. C’est toutefois le cas depuis bien avant la pandémie, souligne M. Bourque.

La confiance des Canadiens envers leurs institutions est bien supérieure à celle des répondants des États-Unis dans la plupart des catégories, bien que le président Donald Trump ait obtenu le soutien de 12 % des Canadiens, contre 38 % des Américains.

Le sondage a été mené en ligne du 17 au 19 avril auprès de 1504 Canadiens et 1001 Américains d’âge adulte, recrutés au hasard dans le panel de Léger. Aucune marge d’erreur ne peut être attribuée aux sondages en ligne, car leurs échantillons ne peuvent pas être considérés aléatoires.

M. Bourque estime que la confiance envers les institutions peut expliquer pourquoi les Canadiens ont été si nombreux à se conformer aux directives de distance physique dans les dernières semaines.

Par ailleurs, le nombre de personnes qui croient que le pire est à venir diminue, passant de 56 % de la population la semaine dernière à 39 % cette semaine.

La peur de contracter le virus semble avoir atteint un sommet au début du mois, lorsque 76 % des répondants ont dit craindre de l’attraper. Ce taux s’élève désormais à 69 %.

Pourtant, la vaste majorité des répondants canadiens disent continuer à respecter toutes les directives de santé publique.

73 % des répondants au pays ont déclaré qu’ils suivaient à la lettre les directives et conseils des autorités sanitaires, contre seulement 34 % aux États-Unis.

Près de 80 % des Canadiens qui travaillent dorénavant à domicile ont décrit l’expérience comme étant positive, même si 40 % la trouvent difficile.

Maintenant, les préoccupations concerneraient surtout les soins de longue durée et les résidences pour personnes âgées, relève Christian Bourque.

« Les gens disent que c’est maintenant ça, la vraie crise. »