Des panneaux de plexiglas ont été installés - ou le seront bientôt - dans les salles de greffe criminel et civil de la quarantaine de palais de justice au Québec pour respecter les mesures de distanciation imposées dans le contexte de la crise sanitaire de la COVID-19.

Daniel Renaud Daniel Renaud
La Presse

Les panneaux transparents sont ou seront installés au-dessus des comptoirs, de façon à protéger les greffiers et greffières, avocats, policiers, accusés et membres du public.

« Une commande de 100 plexiglas autoportants a été faite récemment, en vue d’être installés sur les comptoirs des greffes des palais de justice. La mise en place de cette mesure de distanciation physique et de protection a été décidée étant donné que la distance entre le personnel et la clientèle est généralement moins grande à ces endroits. Les coûts sont estimés à environ 23 000 $ », a indiqué à La Presse le porte-parole du ministère de la Justice du Québec, Paul-Jean Charest.

La semaine dernière, au palais de justice de Joliette, selon un témoin de la scène présent dans la salle d’audience, un juge a annoncé l’achat, par le ministère de la Justice, de panneaux de plexiglas et indiqué qu’ils seraient installés devant et entre les greffières, devant les tables des procureurs de la poursuite et des avocats de la défense, et devant le box des accusés.

« Pour le moment, aucun panneau de plexiglas n’a été commandé pour servir dans les salles d’audience. Le ministère a demandé une analyse de l’Institut national de santé publique du Québec afin d’obtenir des recommandations sur les meilleures mesures à mettre en place en salle d’audience en vue de la reprise graduelle des activités, ce qui amènera un plus grand nombre de personnes en salle d’audience. Ce sont les mêmes mesures qui seront mises en place dans l’ensemble des palais de justice au Québec. Le ministère est en attente des résultats de cette analyse », a précisé M. Charest.

Si des panneaux sont installés dans les salles d’audience, « finies les plaidoiries enflammées avec leurs traînes de gouttelettes juridiques », a ironisé un avocat, ajoutant que le juge n’a pas voulu prendre un jugement en papier dans ses mains, car celui-ci devait « reposer avant d’être manipulé », aurait dit le magistrat.

En entrevue avec La Presse, le juge en chef de la Cour supérieure du Québec, l’honorable Jacques R. Fournier, a insisté sur l’importance de tenir des procès sans papier et de créer des greffes sans papier dans les palais de justice une fois que la pandémie de COVID-19 sera terminée.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, ou écrivez à drenaud@lapresse.ca.