La Société de transport de Montréal (STM) a conclu une entente avec le Syndicat du personnel administratif, technique et professionnel (SCFP) qui lui permettra d’affecter plusieurs centaines de ces employés au nettoyage des autobus et à la désinfection des espaces communs dans le métro.

Bruno Bisson Bruno Bisson
La Presse

En vertu de cette entente, le transfert des employés de bureaux vers ces tâches d’entretien se fera en deux phases, avec un maximum de 150 personnes au cours de la première phase, et 250 personnes pour la seconde.

Dans un communiqué, la STM affirme que les employés du syndicat SCFP-2850 « pourront être affectés à des tâches de nettoyage dans les bus, au métro, dans les mezzanines ou encore dans les édicules du réseau de métro ».

« Ils seront appelés par exemple, précise la STM, à nettoyer les terminaux, les téléphones publics, les tourniquets et portillons, les rampes et boutons des ascenseurs, les mains courantes des escaliers fixes, etc. »

Depuis l’appel au confinement ordonné par le gouvernement du Québec, la STM, qui donne un service essentiel, continue d’assurer quotidiennement environ 80 % de ses services normaux de bus et de métro, malgré un achalandage équivalent à seulement 10 % ou 15 % de sa clientèle normale.

La STM déplore toutefois un taux d’absentéisme d’environ 25 % en raison du retrait du travail de tous les employés dits à risque, souffrant d’immunodéficience ou de problèmes de santé chroniques. Dans ce contexte, la désinfection régulière des autobus imposée par la pandémie de COVID-19 surcharge les employés d’entretien, qui avaient besoin de renforts.

En date du 20 avril, 46 employés ont été infectés par la COVID-19, et 11 d’entre eux sont guéris et de retour au travail, selon le bilan publié par la STM. Les chauffeurs d’autobus sont le groupe d’employés les plus affectés, avec 23 des 46 cas confirmés.