(Québec) Il faut mettre sur pied un cours éclair de deux semaines pour former des adjoints aux préposés aux bénéficiaires.

Patrice Bergeron
La Presse canadienne

Québec solidaire (QS) a fait cette proposition mardi pour solutionner la crise pandémique en cours notamment dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Le gouvernement Legault a admis manquer désespérément de bras dans les CHSLD, particulièrement de préposés aux bénéficiaires, et QS pense avoir trouvé une solution.

En entrevue avec La Presse canadienne mardi, le député Sol Zanetti, de QS, a rappelé que des formations de deux semaines à plein temps étaient dispensées pour les étudiants qui étaient appelés à remplacer les préposés pendant les vacances d’été.

« On ne sort pas ça de notre chapeau ! a dit le député de Jean-Lesage. J’ai déjà suivi cette formation de deux semaines pour travailler un été à titre de préposé aux bénéficiaires à l’Institut universitaire de santé mentale de Québec. »

La première semaine serait consacrée à l’enseignement théorique et la deuxième, l’apprenti accompagnerait des préposés expérimentés pour apprendre sur le terrain, tandis que pendant la troisième, l’apprenti évoluerait de façon autonome, mais sous la supervision d’équipes de soins.

Selon M. Zanetti, la formation pourrait commencer dès la fin de semaine prochaine pour avoir une main-d’œuvre disponible afin de soutenir les préposés « sur le plancher » dans deux semaines. Ces nouveaux assistants pourraient compléter leur formation plus tard en cours d’année.

« Ils pourraient continuer les formations et seraient déjà formés pour la deuxième vague de la crise », a-t-il poursuivi.

Il faut 950 heures pour former un préposé aux bénéficiaires en bonne et due forme, a rappelé M. Zanetti, mais un cours express permettrait à des novices d’apprendre la base pour ensuite donner un coup de main dans le réseau.

Le député QS a toutefois insisté pour que des règles de base soient respectées. Il demande à ce que les volontaires inscrits au programme soient payés pour leur formation, qu’on leur donne les mêmes primes et augmentations que les autres professionnels du réseau, et qu’on leur garantisse des conditions sécuritaires d’exercice de la profession.

Le gouvernement a indiqué mardi qu’il manquait actuellement 1250 travailleurs dans les CHSLD, pour plusieurs raisons, congés de maladie, etc. Il a aussi précisé que la situation était « critique » dans 41 CHSLD du Québec.