(Toronto) Des vétérinaires canadiens préviennent qu’en temps de pandémie de COVID-19, les mesures de distanciation devraient aussi être appliquées aux animaux domestiques, car leurs poils pourraient être un véhicule de transmission du nouveau coronavirus.

La Presse canadienne

Le site web des Centers for Diseases Control and Prevention (CDC) des États-Unis signale que jusqu’à nouvel ordre, rien ne démontre que la COVID-19 puisse être transmise par le pelage des animaux. Cependant, il invite les gens atteints par le virus à limiter leurs contacts avec les bêtes tant qu’on n’en saura pas davantage sur la COVID-19.

Un expert en maladies infectieuses de l’Université du Manitoba, Kevin Coombs, signale qu’il n’y a rien d’intrinsèquement antiseptique dans les poils d’animaux.

Le vétérinaire Scott Weese de l’Université de Guelph, en Ontario, signale qu’en flattant un chien qui a été caressé par deux ou trois étrangers pendant une balade, on entre d’une certaine façon en contact indirect avec ces personnes, ce qu’il faut éviter.

Le vétérinaire torontois Ian Sandler, qui siège au sein du comité des affaires nationales de l’Association canadienne des médecins vétérinaires (ACMV), croit que la fermeture des parcs à chiens au Canada ne suffit pas à enrayer le risque. À son avis, il faut que les propriétaires de chiens empêchent les contacts avec les autres personnes.

Le Dr Sandler invite les gens à considérer les amis canins comme étant des membres de la famille pour lesquels les mêmes règles de distanciation doivent s’appliquer.

Ian Sandler estime qu’en plus de s’isoler de leurs proches, les personnes infectées à la COVID-19 devraient maintenir leurs animaux domestiques à l’écart afin d’amoindrir les risques de transmission du virus, même si ceux-ci sont très faibles, à son avis.

Les cas d’animaux malades à la COVID-19 sont présentement rares, mais ils existent, néanmoins.