La mairesse Valérie Plante demande au chef de l’opposition officielle, Lionel Perez, de s’excuser aux Montréalais pour avoir manqué de jugement alors que la célébration des fiançailles de sa fille ont provoqué un attroupement devant sa résidence mardi dernier et nécessité une intervention policière dans le contexte de pandémie.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Pour Mme Plante, c’est une contravention aux consignes sanitaires de distanciation sociale alors que les élus doivent donner l’exemple et surtout, qu’ils demandent aux Montréalais de « mettre leur vie sur pause ». « Peu importe le type de rassemblement, c’est inacceptable, c’est inadmissible dans le contexte de pandémie », a déclaré la mairesse lors d’un point de presse à l’hôtel de ville jeudi.

Je demande à M.  Perez qu’il s’excuse à la population montréalaise et j’invite son parti, Ensemble Montréal, à réfléchir sur la meilleure façon de regagner la confiance des Montréalais

Valérie Plante, mairesse de Montréal

Joint au téléphone, Lionel Perez a dit qu’il aurait dû se préoccuper non pas seulement des faits mais de la perception dans la communauté. « À cet égard, j’ai failli à mon obligation en tant qu’élu », a-t-il affirmé avant d’ajouter : « Si c’était à refaire, je ferais les choses autrement ».

Par ailleurs, M.  Perez a réfuté les allégations de la mairesse concernant sa participation au conseil municipal du 23 mars alors que son fils avait des symptômes de COVID-19. Mme Plante a questionné l’attitude de son adversaire politique soulignant que « dans le doute, on s’abstient de venir à un conseil municipal ».

Lionel Perez soutient avoir été mis au courant de l’état de santé de son fils alors qu’il siégeait déjà au conseil. Il l’a su par texto. Lionel Perez dit avoir conseillé à son fils de passer un test de dépistage à la clinique en plein air au centre-ville, ce qu’il a fait la journée même. Le résultat a été connu le vendredi 27 mars. M.  Perez affirme avoir informé le greffier de la Ville de Montréal le samedi. Mais depuis le début de la semaine, M.  Perez dit s’être placé en confinement.

Jeudi, les membres du caucus du parti Ensemble Montréal ont eu une réunion téléphonique au cours de laquelle le sujet a été abordé. Selon M.  Perez, il s’agissait d’une séance de travail prévue qui visait à préparer l’assemblée spéciale du conseil. Cette assemblée a eu lieu jeudi après-midi pour donner le pouvoir au comité exécutif de renouveler l’état d’urgence local. « Mes collègues ont réaffirmé leur appui à mon égard », a donné l’assurance M.  Perez.