(Ottawa) Alors qu’une quinzaine de cas de la COVID-19 ont été rapportés dans les communautés autochtones au pays, les Forces armées canadiennes signalent qu’elles sont prêtes à intervenir au besoin.

Mélanie Marquis Mélanie Marquis
La Presse

Le ministre des Affaires autochtones, Marc Miller, a indiqué jeudi matin que 15 personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus. Plus de la moitié d’entre elles (neuf) sont au Québec. Suivent ensuite l’Ontario (quatre) et la Saskatchewan, ont précisé des hauts fonctionnaires.

Ces chiffres sont cependant à prendre avec précaution. « Les gens ne sont pas tenus de s’auto-identifier comme étant membre d’un groupe autochtone lorsqu’ils se font tester. Nous nous fions à l’information qui nous est transmise par les provinces », a dit une porte-parole de M. Miller.

L’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Theresa Tam, s’inquiète de l’éclosion de cas de la COVID-19 dans des communautés nordiques éloignées, surtout que celles-ci semblent avoir moins de kits de tests, et qu’elles sont souvent éloignées des établissements de santé.

L’armée prête à servir

Certaines communautés commencent à penser que du renfort des Forces armées pourrait être utile, notamment pour prêter main-forte sur le plan de la prestation des soins de santé, selon Valerie Gideon, sous-ministre adjointe principale de Services aux Autochtones Canada.

« Il y a des communautés qui sont en train de regarder cette possibilité-là », a-t-elle déclaré en conférence de presse téléphonique, jeudi. Mais « jamais ce ne serait quelque chose qui leur serait imposé », a ajouté Mme Gideon.

En entrevue avec le quotidien The Globe and Mail, jeudi, le chef d’état-major de la Défense, Jonathan Vance, a soutenu que ses troupes sont prêtes à être déployées dans des communautés nordiques isolées, et qu’il rappelait des réservistes afin de contribuer aux efforts.