Des policiers sont intervenus mardi chez le chef de l’opposition officielle au conseil municipal de Montréal, Lionel Perez, parce qu’ils jugeaient que les fiançailles de sa fille provoquaient un attroupement allant à l’encontre des consignes sanitaires liées à la pandémie.

Vincent Larouche
Vincent Larouche La Presse

« Ma fille devait se fiancer, mais son futur mari était bloqué à New York. Devant la situation, nous avons décidé de tenir des fiançailles par vidéo-conférence », a expliqué M.  Perez en entrevue avec La Presse.

Le chef du parti Ensemble Montréal a confirmé l’intervention policière, rapportée initialement par Radio-Canada.

L’élu municipal affirme qu’il se tenait sur son terrain avec son épouse et ses quatre enfants. Un ami jouait de la musique à proximité, et plusieurs voisins se tenaient sur leur terrain autour. Des familles sont venues sur le trottoir féliciter la fiancée et d’autres personnes sont arrêtées dans leur voiture pour faire de même.

« Personne n’est venu sur mon terrain ou dans ma maison. Il y avait peut-être environ trois familles sur le trottoir et une ou deux voitures arrêtées avec les fenêtres ouvertes. Je comprends que dans le contexte actuel, ça peut susciter de l’inquiétude », dit M.  Perez.

Les policiers sont venus sensibiliser tout le monde à l’importance de ne pas se réunir, dit-il.

« Tout s’est très bien passé, on a eu un échange. Ils ont voulu me sensibiliser sur une situation dont j’étais pleinement au courant », dit-il.

Les policiers n’ont toutefois pas vu la chose du même œil que lui.

Deux sources policières qui ne s’étaient pas consultées ont confirmé indépendamment à La Presse que les patrouilleurs avaient noté la présence de dizaines de personnes à proximité de la résidence de M.  Perez, et que ce dernier avait été « non-coopératif » avec les agents lorsqu’ils ont tenté d’éloigner les gens pour faire respecter les directives de la Santé publique.