Une deuxième personne vient d'avoir un test positif à la COVID-19 dans le grand nord du Québec, une région où une épidémie serait particulièrement dangereuse.

Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

« Le nouveau cas est un adulte et depuis les tests, la personne est monitorée en isolement », écrivent les autorités sanitaires du Nunavik dans un communiqué. « L’équipe de santé publique investigue présentement la liste des contacts directs et fait les suivis. »

Une grave pénurie de logements oblige les Inuits du Nunavik à vivre en étroite promiscuité dans leurs maisons, ce qui peut accélérer la propagation de maladies infectieuses. La tuberculose y est d’ailleurs un réel enjeu de santé, alors qu’elle a virtuellement disparu du reste de la province depuis des décennies.

Les soins de santé offerts dans la région sont aussi plus limités que dans les grands centres.

Le Nunavik a annoncé son premier cas de COVID-19 samedi dernier, dans le village de Salluit.

Un couvre-feu, actif de 21 h à 6 h, a été instauré dans les 14 villages de la région afin de limiter les contacts entre personnes.