Au milieu du confinement général, ils continuent à se rendre sur leur lieu de travail pour assurer le bon fonctionnement de la société. Chaque jour, nous vous présentons une de ces personnes dévouées qui font la différence. Aujourd’hui, l’interprète qui est devenue la voix anglaise du « trio de 13 h ».

Judith Lachapelle Judith Lachapelle
La Presse

Sur le coup de 13 h, quand le trio Legault-Arruda-McCann s’assoit à la table pour faire le point sur la pandémie, des centaines de milliers d’auditeurs tendent l’oreille. Et ceux qui syntonisent les ondes d’une radio anglophone entendront sa voix : celle de l’interprète Carmen Figueroa Sotelo. 

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

L’interprète Carmen Figueroa Sotelo

Depuis deux semaines, la Montréalaise trilingue se rend chaque jour dans un studio à la Maison de Radio-Canada pour relayer en anglais le message diffusé lors du point de presse – l’intérêt des auditeurs anglophones pour le point de presse intégral a incité l’antenne montréalaise de la CBC à recourir à ses services quotidiens. 

Sa voix se fait alors entendre non seulement sur les ondes de la CBC, mais également sur d’autres stations qui se partagent ses services, comme la radio CJAD, ainsi que les réseaux CTV et Global. « Ce sont de longs points de presse, et tout est intéressant », dit celle qui met habituellement plus souvent sa voix au service de conférenciers plutôt que des auditeurs et téléspectateurs. 

C’est toujours un peu stressant d’être en ondes en direct. Si on fait une erreur, tout le monde l’entend !

Carmen Figueroa Sotelo

C’est pourquoi, le matin, en prenant son café, elle écoute les informations du jour et prépare son vocabulaire pour ne pas être prise au dépourvu. Comment on dit « études épidémiologiques » en anglais, déjà ? « Epidemiological studies », dit-elle, en le prononçant souplement. « Ces mots-là, j’ai dû les pratiquer souvent ! » 

Et au-delà du message qu’elle relaie, que pense l’interprète de la performance du trio auquel elle prête sa voix ? « Je trouve que les trois personnes qui parlent ont de la suite dans les idées, ce qui me permet, moi, de les traduire correctement. Quand ce n’est pas le cas, ça devient difficile de bien rendre la traduction. »