Plusieurs voitures de Communauto ont été aperçues à des centres de dépistage de la COVID-19 de type « service au volant », ce qui pose la question de l’utilisation de véhicules en partage par des personnes potentiellement contagieuses.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

Vendredi matin, un usager de Communauto a utilisé le « service au volant » de dépistage de la COVID-19 de la place des Festivals. Ce n’est pas la première fois qu’une voiture de cette compagnie d’autopartage est aperçue dans ce genre de cliniques.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs usagers ont exprimé leur étonnement et leur désapprobation devant cette situation. Est-ce que ces personnes potentiellement infectées peuvent transmettre le virus aux prochains utilisateurs de la voiture utilisée ?

Le vice-président de Communauto, Marco Viviani, comprend les craintes évoquées, mais il se fait rassurant.

D’abord, des recommandations ont été formulées aux abonnées, entre autres leur demandant de ne pas utiliser une auto en partage si elles sentent le moindre symptôme associé au coronavirus.

« Mais il y en a plusieurs qui nous ont contactés pour nous dire qu’ils voulaient aller se faire tester et nous demandaient s’ils pouvaient prendre une de nos voitures. Lorsqu’on donne notre accord, on bloque ensuite la voiture pour quelques jours », dit Marco Viviani.

Sur le site web de Communauto, on peut d’ailleurs lire que la COVID-19 peut « survivre jusqu’à six jours sur des objets inertes avec des surfaces humides ». Et pour les surfaces sèches, il est question de « trois à quatre jours sur les plastiques ».

Les utilisateurs sont ainsi encouragés à nettoyer les surfaces avec des lingettes humides désinfectantes.

Les quelque 1000 véhicules que compte la compagnie au Québec sont lavés régulièrement, ajoute M.  Viviani.

Depuis le début de la pandémie, l’utilisation de leurs services a diminué de « 40 à 50 % ». Et pour l’instant, il n’est pas question d’arrêter d’offrir le service pendant la pandémie : « Pour plusieurs dizaines de milliers de personnes, on est leur seul véhicule. Pour aller travailler ou aller à l’épicerie, ils ont besoin de nos voitures. »

L’entreprise d’autopartage a informé le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal qu’elle était prête à offrir gratuitement ses voitures, au besoin. Pour des travailleurs de la santé, par exemple, ou des organismes communautaires.