Bien des voyageurs digèrent mal d’avoir obtenu un simple crédit voyage plutôt qu’un remboursement complet pour leurs vols annulés en raison de la pandémie. C’est pourquoi les transporteurs aériens Air Transat et Air Canada sont visés par une première demande d’action collective en lien avec la COVID-19.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

La demande d’autorisation déposée vendredi dernier à la Cour supérieure du Québec vise les citoyens détenant un billet d’avion ou un forfait voyage avec Air Canada et Air Transat, ou leurs filiales d’organisation de voyages, qui a été annulé en raison de la pandémie. Les citoyens ne doivent pas avoir eu de remboursement pour être admissibles à ce groupe.

D’autres transporteurs aériens ou d’autres voyagistes qui ont la même politique pourraient ultimement être visés par ce recours.

Le représentant de l’action collective – qui doit être autorisée par un juge pour aller de l’avant – devait s’envoler pour la Floride le mois prochain avec Air Transat. Son séjour lui avait coûté 13 000 $. Au lieu de se faire rembourser ce montant, Air Transat lui a offert un crédit à utiliser dans les deux prochaines années pour un futur voyage.

Air Transat et Vacances Transat avaient « pourtant l’obligation d’offrir un remboursement intégral du prix payé », plaide-t-on dans la requête déposée par les cabinets Perrier Avocats et Donati Maisonneuve.

Leur refus de rembourser le voyage a causé des « troubles et inconvénients » au représentant du recours, ajoute-t-on. C’est pourquoi il réclame 250 $ en dédommagement pour tous les membres du groupe.

« [Il] ne peut récupérer une somme importante qu’il souhaite pourtant utiliser pour faire face à la crise actuelle et lui a fait perdre du temps en le forçant à entreprendre des démarches pour tenter de se faire rembourser intégralement », indique la requête.

La politique de non-remboursement est la même chez Air Canada, ajoute-t-on. De plus, le crédit offert par le transporteur n’est valable que jusqu’à la fin de l’année 2020.

Des dizaines de milliers de Québécois pourraient être visés par cette demande d’action collective. Il pourrait toutefois s’écouler des années avant son dénouement, à moins d’un règlement hors cour.