Le Centre de la sécurité des télécommunications (CST), la branche des services secrets canadiens responsable de la sécurité des réseaux informatiques, avise les universités et chercheurs qui travaillent sur la COVID-19 qu’ils pourraient être la cible de campagnes de cyberfraude.  

Tristan Péloquin Tristan Péloquin
La Presse

« Le Centre pour la cybersécurité (une division du CST) estime qu’en raison de la pandémie de COVID-19, ces organismes sont exposés à des risques importants », affirme l’organisme dans une alerte émise « à titre préventif » jeudi soir.  

« Les auteurs malveillants disposant de moyens sophistiqués pourraient tenter de porter atteinte à la propriété intellectuelle des organismes qui prennent part aux activités de recherche et développement portant sur la COVID-19 ». Les cybercriminels pourraient aussi « profiter de la pandémie » pour mener « exiger le paiement de rançons ou pour faire d’autres tentatives de compromission », suggère l’alerte.   

Aucune menace spécifique n’a été rapportée pour l’instant. « Le Centre pour la cybersécurité publie des alertes dès lors que des cybermenaces semblent imminentes », précise l’organisme dans une déclaration transmise à La Presse vendredi.  

L’Université de Montréal confirme avoir reçu l’alerte, mais dit ne pas avoir subi d’attaque pour le moment. « Nous avons été mis au courant d’une vague d’hameçonnage qui a notamment visé l’Université de Waterloo. Nous avons quelques équipes qui ont reçu des fonds pour faire de la recherche sur la COVID-19, mais nos chercheurs n’ont pas rapporté d’attaque qui les aurait visés », a indiqué la porte-parole Geneviève O’Meara.

« Nous avons rappelé les règles à suivre et les bonnes pratiques en la matière », a-t-elle ajouté. L’Université McGill et l’Université Laval n’ont pas rapporté de cas à La Presse non plus.  

Le CST a publié à l’intention des gestionnaires de réseaux informatiques une liste de correctifs à apporter pour atténuer les risques de cyberattaque. Cette liste peut être consultée à l’adresse cyber.gc.ca.