Le gouvernement fédéral double la mise pour la recherche d’urgence sur la COVID-19. Après une première série d’annonces début mars, le nombre de projets financés passe de 47 à 96, pour un total de 53 millions.

Mathieu Perreault Mathieu Perreault
La Presse

Au total, 17 des 96 projets sont québécois. L’un des nouveaux projets québécois financés porte sur le diagnostic rapide portable, l’un des domaines les plus recherché. Des chercheurs des Universités Laval et de Montréal utiliseront la « spectroscopie de résonance de plasmons à des capteurs moléculaires » pour des tests qui donneront des résultats dans la clinique même, en quelques heures, et qui pourraient donc être utilisés dans des points de contrôle comme les aéroports.

Un autre projet québécois financé, de chercheurs de l’Université Laval, vise à améliorer le suivi respiratoire des patients. Une technologie permettant de limiter les manipulations par les infirmières, et donc le risque d’infection, sera testée auprès de 216 patients.

Trois études de l’Université McGill chercheront des médicaments efficaces contre la COVID-19. La première étudiera des médicaments déjà sur le marché et une autre cherchera des molécules qui nuisent au fonctionnement d’une enzyme essentielle à la fabrication des protéines virales. La troisième cherchera à comprendre comment le coronavirus responsable de la COVID-19 échappe au système immunitaire alors que d’autres coronavirus causent fréquemment des rhumes.

Un chercheur de l’Université Laval se penchera sur les caractéristiques du personnel médical qui continue assidûment à soigner des patients au risque d’être infecté, par rapport à ceux qui hésitent à poursuivre leurs activités.

Enfin, deux études québécoises compareront la réaction des autorités et de la population au Canada et des pays asiatiques dans le cas d’une chercheuse de l’Université de Sherbrooke, et le Canada, la France le Brésil et le Mali dans le cas d’une chercheuse de l’Université McGill.