Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, la Ville de Montréal et les syndicats représentant des employés municipaux ont convenu de suspendre les négociations pour le renouvellement des conventions collectives.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Sept syndicats sont concernés. Il s’agit des architectes, juristes, scientifiques à pratique exclusive, cols bleus (local 301), cols blancs (local 429), contremaîtres et pompiers. Le contrat de travail de chacun sera maintenu jusqu’à nouvel ordre.

Par voie de communiqué, la mairesse Valérie Plante a remercié ses « partenaires syndicaux ». « Leur ouverture démontre leur bonne volonté ainsi que la solidarité qui les unit à l’administration dans la lutte contre la propagation du virus sur le territoire montréalais », a affirmé Mme Plante.

Le conseiller syndical du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (local 301), Hans Marotte, parle également d’une bonne collaboration avec la Ville. « Nous avons de bons canaux de communication », a ajouté M.  Marotte.

On a les mêmes objectifs et un ennemi commun

Hans Marotte, conseiller syndical, Cols bleus

Les cols bleus ont mis en place un comité de crise pour faire face à la COVID-19. Plusieurs travailleurs ont des préoccupations et le syndicat s’assure de faire le suivi auprès de l’administration, a précisé Hans Marotte.

Le local 301 est sous tutelle depuis près de trois ans. L’exécutif national Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a prévu lever la tutelle le 31 mai prochain après la tenue d’élections le 7 mai. La propagation de la COVID-19 pourrait toutefois chambouler les plans, a reconnu M.  Marotte.

Les négociations sont également suspendues du côté du gouvernement du Québec avec plusieurs syndicats de la fonction publique.