La Fédération des infirmières du Québec réclame au gouvernement que les infirmières enceintes soient retirées des urgences et des soins de premières lignes.

Louise Leduc Louise Leduc
La Presse

« Elles sont nombreuses à être inquiètes et à nous avoir contactés, note Linda Lapointe, vice-présidente à l’exécutif de la FIIQ. Nous sommes en discussion avec le gouvernement à ce sujet. »

Normalement, les infirmières qui ont besoin d’un retrait préventif doivent avoir un papier de médecin. « Nous demandons que les règles habituelles soient assouplies parce que ce n’est pas le moment de déranger les médecins avec cela », dit Mme Lapointe.

La ligne 811 ayant besoin de plus de ressources, les infirmières enceintes pourraient notamment y apporter leur contribution, explique Mme Lapointe.

Jusqu’ici, les employeurs recommandaient aux infirmières enceintes de ne pas se retrouver dans le même local qu’un patient infecté, « mais quand ils arrivent au triage, ils peuvent très bien l’être sans qu’on le sache », relève Mme Lapointe.

Une infirmière qui est enceinte de plusieurs semaines et qui nous a appelé ne cache pas son inquiétude. « Je dois parfois faire des prises de sang à des patients, ce qui me rend très inquiète. »

« On nous dit qu’il n’y a pas encore assez de données sur les impacts sur les femmes enceintes et leur bébé… mais faut-il vraiment attendre qu’il arrive quelque chose ? Le système immunitaire des femmes enceintes est plus bas et à Londres, un bébé a été déclaré positif au COVID-19. »