Le syndicat représentant les agents de bord d’Air Canada refuse que ses 10 000 membres soient responsables de trier les voyageurs avant d’entrer dans l’avion, comme l’a demandé le gouvernement Trudeau, et exigent qu’ils soient mieux protégés pour continuer de faire leur travail.

Véronique Lauzon Véronique Lauzon
La Presse

Dans son point de presse lundi, Justin Trudeau a annoncé que « toute personne présentant des symptômes de la COVID-19 ne pourra rentrer au Canada ». Il a ajouté que les compagnies aériennes recevront un nouveau guide de la santé publique expliquant le protocole à suivre pour déterminer si les passagers peuvent être admis à bord de l’avion.

Le syndicat représentant les agents de bord d’Air Canada estime que ce ne sont pas ses membres qui devraient être responsables de ce contrôle. « Les aéroports ou les compagnies aériennes devraient disposer d’un personnel spécialement formé à cet effet », exprime Wesley Lesosky, président de la Composante Air Canada du Syndicat canadien de la fonction publique (qui représente également Air Canada Rouge), par voie de communiqué.

Il souhaite aussi que les agents de bord n’interagissent plus avec les passagers, sauf pour des urgences comme « des situations médicales ou de sécurité ».

« Il est crucial de réduire les contacts physiques entre agents de bord et passagers et les éléments de service en vol. Le syndicat est d’avis qu’il faut dorénavant limiter tous les services non essentiels aux passagers en vol », demande Wesley Lesosky.

Le syndicat exige également que chaque agent de bord reçoive des équipements de protection, dont des masques N95, des blouses de protection à manches longues, des gants médicaux et des écrans faciaux.