Des mesures ont été adoptées mardi pour faciliter le retour à la pratique des infirmières retraitées qui désirent prêter main-forte au personnel soignant durant la pandémie de COVID-19 qui progresse inexorablement.

Suzanne Colpron Suzanne Colpron
La Presse

L’inscription au Tableau de l’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ), qui coûte autour de 400 $ par an, sera gratuite.

Et toutes les personnes de moins de 70 ans qui ont quitté le métier d’infirmière, même celles qui n’ont pas pratiqué un minimum de 500 heures au cours des quatre dernières années ou démontré que leurs connaissances ont été mises à jour, pourront redevenir membres si elles le souhaitent.

Cela est aussi valable pour les infirmiers, bien sûr, qui représentent 10 % de l’ensemble des membres de l’OIIQ.

Les conditions de ce retour ont été déterminées mardi midi par le conseil d’administration de l’OIIQ pour répondre à l’appel à l’aide du premier ministre François Legault.

Les personnes qui n’ont pas exercé la profession un minimum de 500 heures au cours des quatre dernières années, comme le prévoit la législation, pourront pratiquer, mais devront se limiter aux actes d’évaluation, d’enseignement et de conseil liés à la prévention et au contrôle du coronavirus.

Le bassin potentiel d’infirmières et d’infirmiers qui pourraient faire un retour est de 8000 personnes, a fait savoir Luc Mathieu, président de l’OIIQ.

Plus de 10 000 CV de personnes qualifiées ont été reçus à la suite de l’appel lancé par le ministère de la Santé et des services sociaux, le 15 mars. Les dossiers de 1800 candidats avaient été acheminés mardi dans les établissements des régions concernés.

M. Mathieu ignore combien d’infirmières et d’infirmiers retraités font partie du lot. « Le contexte est exceptionnel. Peut-être que les gens sont très volontaires. C’est ce qu’on souhaite », a-t-il dit.