L’administration Plante envisage de tenir la prochaine assemblée du conseil municipal à huis clos afin de limiter la propagation de la COVID-19 et ainsi se conformer à la recommandation du ministère des Affaires municipales émise lundi.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Lundi, le ministère a rappelé par communiqué que l’objectif pour toutes les municipalités est de continuer à prendre les décisions nécessaires à leur fonctionnement « sans compromettre la santé des élus et de citoyens ».

À Montréal, une assemblée est convoquée lundi prochain, 23 mars. « On regarde si on pourrait le faire à distance. […] On souhaite que le conseil ait lieu, mais on va le faire de façon responsable. On est quand même une soixantaine d’élus dans une salle », a indiqué la mairesse Valérie Plante lors d’une conférence de presse lundi matin.

Les municipalités ont l’obligation de tenir des séances du conseil tel que le prévoit la loi, a rappelé le ministère. En vertu de l’arrêté ministériel décrétant l’urgence sanitaire à compter de samedi dernier, Montréal et toutes les villes et villages du Québec peuvent tenir les séances du conseil à huis clos en permettant une participation des élus par « tout moyen de communication (par exemple par téléphone) ».

Comme le souligne le ministère, « il s’agit d’une mesure exceptionnelle, dont l’application sera temporaire ». « Les municipalités ont le devoir d’y recourir de façon raisonnable et lorsque les circonstances le justifient », précise-t-on.

La pandémie du coronavirus évolue toutefois rapidement et pourrait modifier la position actuelle tant du gouvernement que de la mairesse de Montréal. « Si jamais il fallait l’annuler, on le fera », a affirmé Valérie Plante.