Les Québécois ont répondu lundi à la demande du premier ministre François Legault de donner de leur sang pour faire face à la pandémie de COVID-19.

Kathleen Lévesque Kathleen Lévesque
La Presse

Les lignes téléphoniques, le site internet ainsi que les centres de donneurs d’Héma-Québec ont rapidement été pris d’assaut. « On a un beau problème. On a même ajouté de la bande passante pour suffire à la demande sur l’internet. On se doutait bien que l’annonce de M. Legault aurait un impact », explique Laurent-Paul Ménard, porte-parole d’Héma-Québec.

Des mesures supplémentaires de désinfection des fauteuils de prélèvement ont été déployées. Et malgré l’affluence, Héma-Québec assure que le nombre de donneurs présents est contrôlé pour se conformer à l’interdiction de tenir des rassemblements intérieurs de plus de 250 personnes. « Héma-Québec exerce une vigie constante de la situation avec les instances de santé publique du Québec et du Canada et adaptera son approche en fonction de l’évolution de la situation », soutient-on par voie de communiqué.

Selon Laurent-Paul Ménard, le véritable enjeu d’Héma-Québec en est de constance : « Nous avons besoin de 1000 dons par jour puisque certains produits sanguins ne sont valables que pendant sept jours ».

Après l’annonce de mesures importantes pour freiner la propagation du virus vendredi dernier, notamment la fermeture de toutes les écoles, cégeps et universités ainsi que l’invitation à un isolement volontaire pour les voyageurs, une baisse d’affluence de 25 % a été notée dans les centres de donneurs. L’appel à la solidarité du premier ministre a inversé la vapeur, constate M.  Ménard. « Il faut maintenant s’assurer qu’il y ait des dons à tous les jours », conclut-il.