Face au coronavirus, le Collège des médecins du Québec autorise les infirmières à signer un arrêt de travail aux patients qui sont atteints par la COVID-19.

Stéphanie Marin
La Presse canadienne

Cet acte est normalement réservé aux médecins.

Les infirmières pourront signer un arrêt de travail d’une durée de 14 jours aux patients qui se sont présentés pour un test de dépistage à l’une des cliniques désignées COVID-19 — et dont le test a révélé qu’ils ont été contaminés. Pour l’instant, il y a une clinique à Québec et deux à Montréal : une pour les adultes et l’autre pour les enfants. D’autres doivent ouvrir au cours de la semaine prochaine.

C’est le CIUSSS de la Capitale-Nationale qui a pris l’initiative de rédiger cette « ordonnance collective », indique le Collège. Elle est en vigueur depuis jeudi. Chaque CIUSSS peut adopter une ordonnance similaire.

La mesure permet de limiter les déplacements des personnes infectées, qui n’ont pas à aller voir un médecin pour obtenir une note indiquant qu’ils sont en arrêt de travail. L’infirmière qui la signe peut la transmettre au patient par voie électronique, a indiqué la porte-parole du Collège des médecins, Leslie Labranche.

Cela contribue à protéger le public, indique le Collège dans son communiqué diffusé vendredi.

Dans l’ordonnance collective qui a été rédigée, il est indiqué que les infirmières « possèdent la compétence professionnelle requise, c’est-à-dire les connaissances scientifiques, les habilités et le jugement clinique inhérent à l’activité exercée ».

Dans son communiqué, le président du Collège des médecins, Mauril Gaudreault, souligne que « nous vivons actuellement une situation exceptionnelle et nous nous devons d’analyser toutes les pistes de solutions possibles pour optimiser le rôle des médecins et des autres professionnels de la santé ».