Par mesure de précaution après qu’une personne atteinte de la COVID-19 eut utilisé le métro de Montréal et un autobus de la Rive-Sud, les sociétés de transport visées ont augmenté d’un cran leurs procédures de nettoyage.

Stéphanie Marin
La Presse canadienne

Mardi, la Santé publique du Québec a annoncé qu’une personne a voyagé en transports en commun le 24 février et le 6 mars alors qu’elle était potentiellement contagieuse. Cette personne a utilisé le métro entre les stations Longueuil et Champ-de-Mars, en passant par la station Berri-UQAM, ainsi que l’autobus no 88 à partir de la station de métro Longueuil en direction de Mountainview. Les détails sur le parcours et les heures de passage sont précisés sur le site du ministère de la Santé.

La Santé publique a martelé que le risque de contracter la maladie en ayant côtoyé la personne infectée dans le métro ou l’autobus est très faible.

De plus, le virus ne survit pas plus de trois heures sur les surfaces sèches, ont indiqué la Société de transport de Montréal (STM) et le Réseau de transport de Longueuil (RTL), répétant les informations transmises par la Santé publique du Québec.

Les employés sont calmes, a indiqué en entrevue Philippe Déry, porte-parole de la STM. Des lingettes désinfectantes ont été distribuées aux employés qui sont en contact avec le public, afin de pouvoir notamment désinfecter leur espace de travail. Et les communications avec eux sont constantes depuis plusieurs semaines, a-t-il ajouté.

« Par précaution », dit-il, la fréquence de nettoyage des autobus, minibus, wagons de métro et stations sera encore augmentée : récemment, elle était passée à un nettoyage hebdomadaire en raison du coronavirus, et elle sera encore accrue.

Le lien est étroit avec la Santé publique, soutient M. Déry : on suit ses directives, les mesures proposées et l’information sur les cas qui concernent la STM.

« On prépare nos plans de continuité, de contingence, pour assurer nos opérations malgré une évolution de la situation qui pourrait survenir », a-t-il précisé.

Au niveau du RTL, qui gère la ligne d’autobus no 88, la fréquence de nettoyage des autobus sera également augmentée. Il s’agit là aussi d’une mesure de précaution : la Santé publique avait déjà confirmé que son processus de nettoyage était adéquat, a déclaré en entrevue Alicia Lymburner, porte-parole du RTL.

Les autobus seront nettoyés encore plus en profondeur, et les endroits les plus touchés par les mains de passagers, soit les sangles et les poteaux, seront nettoyés aux deux jours.

Là aussi les employés sont calmes, selon la porte-parole, qui assure que le RTL est là pour les soutenir si certains ont des inquiétudes. La situation du coronavirus est suivie de près depuis janvier et une cellule de surveillance est en place, a-t-elle indiqué.

Le RTL est aussi en contact régulier avec la Santé publique et va ajuster ses mesures si nécessaire, a ajouté Mme Lymburner.