Dans l’attente d’un retour sur l’examen médical d’un de ses étudiants possiblement infecté par la COVID-19, une partie du Collège Marie de France restera fermée pour une deuxième journée consécutive, jeudi, est-il rapporté sur le site web de l’établissement.

Raphael Pirro Raphael Pirro
La Presse

Mardi soir, le collège avait annoncé la fermeture des classes de la seconde à la terminale, prévue pour mercredi. Comme le résultat se fait toujours attendre, la restriction est maintenue pour jeudi. Si l’examen médical est négatif, les cours reprendront dès le lendemain, avait-t-on expliqué par communiqué.

« Dans le contexte montréalais de faible circulation de la maladie et par mesure de précaution afin d’éviter la propagation du virus au sein de la communauté scolaire, le consul général de France à Québec en accord avec l’ambassade de France à Ottawa et en lien étroit avec la direction de l’établissement et conformément aux dispositions prises dans des situations analogues dans le reste du réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger, ont décidé de fermer les classes de la seconde à la terminale (15 à 17 ans) à partir du mercredi 11 mars 2020 », était-il écrit dans le communiqué diffusé mardi soir.

Dans le cas d’une confirmation de la contamination de cet élève, la mesure de fermeture des classes de lycée sera maintenue 14 jours. La continuité pédagogique sera assurée tout au long de la fermeture.

Collège international Marie de France, par communiqué

Le Collège international Marie de France est situé dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce – Notre-Dame-de-Grâce et accueille près de 2000 étudiants. Il fait partie d’un réseau international d’écoles basé sur le cursus français.

Une pétition pour fermer le Collège au complet

Des élèves de la partie secondaire du Collège Marie de France ont lancé une pétition en ligne pour demander à la direction de l'établissement de fermer tous les paliers du collège, du moins, en attendant les résultats de l'évaluation médicale de l'étudiant en question.

«Nous voulons qu'un peu plus de personnes soient au courant de ce qui se passe vraiment. Nous pensons que c’est inadmissible que les étudiants du secondaire, qui partagent les mêmes classes, les mêmes couloirs, la même cafétéria et aussi les mêmes profs que les lycéens n'ont aucune protection par rapport à la COVID-19 à part quelques dispenseurs de Purell » a expliqué dans un courriel à La Presse Helen Shearmur, une des étudiantes du secondaire du Collège Marie de France à l'origine de la pétition.

« Nous sommes très inquiets que notre proviseur n'ait pas interprété ses instructions en tenant compte de la réalité - c'est-à-dire que nous, étudiants du secondaire, courrons les mêmes risques que nos amis lycéens tout en étant obligés d'aller en cours. [...] La demi-décision prise hier nous inquiète beaucoup, et crée un grand stress chez nous », a-t-elle poursuivi.

Au moment d'écrire ces lignes, la pétition, lancée mercredi, a recueilli près de 500 signatures.